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Flambée de MERS et produits de traitement de l’hémophilie dérivés du plasma

Depuis septembre 2012, on a recensé 1 348 cas d’infection par le syndrome respiratoire du Moyen-Orient (SRMO ou MERS) confirmés en laboratoire dans 26 pays, dont au moins 479 décès qui y sont liés. Plus récemment, des cas ont été décelés en République de Corée.

Le MERS est une maladie respiratoire virale due au coronavirus MERS‐CoV. D’après les données actuelles, le MERS ne présente aucun risque de transmission par des produits dérivés du plasma, comme les concentrés de facteurs de coagulation. Les virus de l’ARN à enveloppe lipidique, tels que le coronavirus, doivent être éliminés ou inactivés au cours de la fabrication des dérivés de plasma en mettant en œuvre des procédures de clairance virale intentionnelles. Ces procédures, notamment la filtration, le chauffage, la pasteurisation, l’acidification, ainsi que le traitement à base de détergent, se sont avérées efficaces pour combattre les virus de l’ARN à enveloppe lipidique. Le coronavirus MERS-CoV est différent de celui à l’origine du  syndrome respiratoire aigu sévère (SRAS) apparu en 2003. En revanche, à l’instar du SRAS, le MERS-CoV est très similaire des coronavirus que l’on trouve chez les chauves-souris.

On pense que le MERS-CoV, comme d’autres coronavirus, se transmet par les sécrétions respiratoires d’une personne infectée, par la toux notamment. Le mécanisme de transmission précis n’est pas encore bien compris. Le MERS-CoV se propage des personnes affectées à d’autres par contact étroit, et des personnes infectées ont transmis le MERS-CoV à d’autres dans des milieux médicaux. À l’heure actuelle, il n’existe aucun vaccin pour se prémunir du MERS.

Aujourd’hui, tous les cas signalés sont associés à des pays de la Péninsule arabique ou ceux qui en sont limitrophes. La plupart des personnes infectées proviennent de la Péninsule arabique ou s’y sont récemment rendues avant de tomber malades. Certaines personnes ont été infectées par le MERS-CoV après avoir été en contact étroit avec une personne infectée qui est récemment revenue d’un des pays affectés. Les organismes de santé publique continuent d’enquêter sur les foyers de cas dans plusieurs pays pour mieux comprendre comment le MERS-CoV se transmet entre les personnes.

« L’absence de transmission par la transfusion sanguine ou la transplantation que nous avons constatée, ainsi que notre expérience avec la virémie du coronavirus SRAS apparentée, qui semblait largement confinée aux patients symptomatiques, nous laissent à penser que le risque actuel de transmission du MERS-CoV par des donneurs est très faible, » a déclaréle European Centers for Disease Control. Et d’ajouter « Par conséquent, l’exclusion spécifique de donneurs revenant des pays affectés n’est pas jugée nécessaire à ce stade de la flambée. Les critères relatifs à la sécurité pour les donneurs potentiels présentant des symptômes respiratoires aigus suffisent à dépister les cas de MERS-CoV symptomatiques résidant dans les pays affectés ou ceux qui en reviennent et pour les exclure du don de sang, de cellules, de tissus et d’organes. »

La FMH continuera à surveiller la flambée de MERS. Vous trouverez des mises à jour sur le MERS sur les sites suivants :

Organisation mondiale de la Santé (en anglais uniquement)

The U.S. Centers for Disease Control and Prevention (en anglais uniquement)

European Centre for Disease Prevention and Control (en anglais uniquement)