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Questions‑Réponses avec les cadres de la FMH – Eric Stolte, Vice‑Président, Finances

Voici le premier opus d’une série de Questions-Réponses avec les dirigeants de la Fédération mondiale de l’hémophilie (FMH). Découvrons aujourd’hui les déclarations d’Eric Stolte, Vice-Président, Finances de la FMH.

Comment vous êtes-vous engagé auprès de la Fédération mondiale de l’hémophilie (FMH) ?
Ma première expérience avec la FMH, c’était au Congrès mondial de l’hémophilie en 2000, à Montréal, au Canada. J’y étais bénévole au nom de la Société canadienne de l’hémophilie (SCH). J’ai été frappé par les besoins de prise en charge des hémophiles dans le monde, j’y ai rencontré des personnes venant du monde entier ayant peu ou pas d’accès aux traitements.

J’ai immédiatement examiné les possibilités de jumelage entre le Comité du Saskatchewan de la SCH que je présidais à l’époque et la Mongolie. En 2001, je me suis rendu, avec deux autres personnes, en Mongolie pour une mission d’évaluation. À la même époque, j’ai été nommé à la tête du Comité chargé des projets internationaux de la SCH. En effet, nous avions décidé d’allouer une partie des bénéfices du Congrès mondial au renforcement de la participation de notre association au Programme de jumelage de la FMH.

En 2002, j’ai participé au programme de formation des organisations nationales membres (Global National Member Organization Training (GNMOT) organisé par la FMH à Séville, en Espagne, et dès lors, j’ai participé à chacun des congrès de la FMH. Puis, j’ai été élu à la présidence de la CHS en 2004. La même année, j’ai représenté le Canada lors du Congrès mondial de l’hémophilie à Bangkok en Thaïlande et, en 2006, j’ai accueilli, en ma qualité de Président de la SCH, les participants au Congrès mondial de l’hémophilie qui s’est tenu à Vancouver, au Canada. En 2008, je me suis présenté pour siéger au Conseil d’administration de la FMH en qualité de membre non professionnel. Je n’ai pas été élu, mais j’ai été coopté. Le reste appartient à l’histoire !

S’agissant de votre action au sein de la FMH, de quoi êtes-vous le plus fier ?
Je suis fier de bien des choses, mais si je ne devais en retenir qu’une, ce serait le dévouement exemplaire des bénévoles. Ils mettent, sans compter, leur temps, leurs compétences et leurs talents au service des autres. Nos collaborateurs sont également très investis pour aider les personnes atteintes de troubles de la coagulation et font preuve d’un dévouement exceptionnel. Ce sont eux qui m’inspirent et qui font de moi un meilleur bénévole.

D’après vous, dans quel domaine la FMH a-t-elle eu le plus d’impact au cours des dernières années ?
Dans le renforcement de Traitement pour tous, le programme visionnaire de la FMH. Chaque année, de plus en plus de personnes sont diagnostiquées et le volume de produits mis à disposition pour traiter les patients ne cesse d’augmenter. La poursuite du développement du Programme d’aide humanitaire de la FMH constitue, sans aucun doute, un énorme pas en avant pour notre communauté et a permis de fournir, sous forme de dons, des concentrés de facteurs coagulants dans les pays qui avaient besoin de cette aide.

Et à l’avenir, dans quel domaine la FMH compte-t-elle se démarquer ?
J’aimerais que nous parvenions à réduire significativement le chiffre de 75 % de personnes atteintes de troubles de la coagulation qui n’ont pas ou peu accès aux traitements. C’est indéniablement notre priorité !

Selon vous, dans quel domaine la FMH pourrait-elle améliorer son action ?
La FMH excelle dans bien des domaines. Toutefois, nous devons améliorer nos capacités à lever des fonds auprès du grand public (par rapport au soutien financier des entreprises). Nous devons déployer des efforts pour renforcer notre Programme agir ensemble.

Outre votre implication au sein du Conseil d’administration de la FMH, quel est votre engagement personnel pour notre communauté sur le plan local ou régional ?
J’ai participé à différents événements organisés par la Région du sud-ouest de l’Ontario. C’est de là que je suis originaire. J’ai également soutenu d’autres comités de la SCH et je suis actuellement impliqué dans le programme de jumelage entre la SCH et l’association des hémophiles du Bangladesh.

Si vous aviez 1 million de dollars à donner à la communauté des personnes atteintes de troubles de la coagulation, qu’en feriez-vous ?
Je les consacrerais très probablement à l’Initiative pierre angulaire. J’estime que les pays concernés par ce programme sont oubliés par l’industrie pharmaceutique, dans la mesure où leur potentiel commercial est très faible—tout du moins, pour l’instant. Ces populations ont désespérément besoin de notre aide.

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