WFH NETWORK

Questions-Réponses avec les cadres de la FMH – Cesar Garrido, Bénévole expert

Dans les prochains mois, Alain Baumann proposera une série de Questions-Réponses avec les cadres de la Fédération mondiale de l’hémophilie. Aujourd’hui, c’est Cesar Garrido, Bénévole expert, Venezuela, qui répond à ses questions.

Comment vous êtes-vous engagé auprès de la Fédération mondiale de l’hémophilie ?

En 1999, j’ai participé à des formations à Madrid et Murcia (Espagne), afin d’apprendre à gérer des projets et à diriger une association de patients. Ces formations étaient financées par la FMH. Plus tard, j’ai été invité à une réunion du Comité exécutif de la FMH pour mieux comprendre le travail de l’organisation. C’est là que j’ai compris l’importante action que réalisait la FMH et, en 2000, j’ai décidé de me mettre au service de l’institution.

S’agissant de votre action au sein de la FMH, de quoi êtes-vous le plus fier ?

Je suis extrêmement fier de siéger au Conseil d’administration d’une organisation qui n’a cessé de s’élargir au cours des années et dont la réputation ne cesse de grandir et de se renforcer. Lorsque je visite un pays au nom de la FMH, je suis témoin du respect et de la reconnaissance qu’ont les membres de la communauté concernée par les troubles de la coagulation pour l’organisation.

D’après vous, dans quel domaine la FMH a-t-elle eu le plus d’impact au cours des dernières années ?

D’après moi, la FMH a eu un impact important par le rôle, certes modeste mais fondamental, qu’elle a joué lors de la terrible tragédie du sang contaminé à laquelle a dû faire face la communauté dans les années 90 et au début des années 2000. La FMH a prôné la collaboration avec l’industrie pharmaceutique, les autorités de santé partout dans le monde et la plupart des gouvernements.

Et à l’avenir, dans quel domaine la FMH compte-t-elle se démarquer ?

Sans aucun doute, parvenir à un Traitement pour tous serait notre plus belle victoire. Mais jusqu’à ce que nous y parvenions, j’espère que nous pourrons aider de plus en plus de personnes atteintes d’une maladie hémorragique rare. J’espère également que nous pourrons renforcer le dépistage des personnes atteintes d’un trouble de la coagulation et améliorer leur accès aux soins.

Selon vous, dans quel domaine la FMH pourrait-elle améliorer son action ?

Je pense que la FMH pourrait renforcer ses actions de plaidoyer auprès des organisations nationales membres (ONM) et avoir ainsi un impact plus important aussi bien auprès des autorités nationales que régionales.

Outre votre implication au sein du Conseil d’administration de la FMH, quel est votre engagement personnel pour votre communauté sur le plan local ou régional ?

Je vais poursuivre mon action pour faire évoluer les modèles de plaidoyer. Mon objectif est de veiller à ce que tous les pays américains sachent gérer au mieux les nouvelles approches en matière de plaidoyer. Je souhaite également que ces mêmes pays disposent d’un plan stratégique et d’un plan d’action annuel visant à influencer les politiques publiques dans leur pays.

Si vous aviez 1 million de dollars à donner à la communauté des personnes atteintes de troubles de la coagulation, qu’en feriez-vous ?

J’utiliserais cette somme pour former les dirigeants associatifs à l’approche stratégique. Je veux m’assurer que les leaders de notre communauté disposent des outils nécessaires pour obtenir les ressources dont ils ont besoin pour être autonomes. C’est de cette façon que les dirigeants de demain seront en mesure d’obtenir les ressources nécessaires pour faire fonctionner leurs organisations et celles qui sont dans le besoin.

Pour découvrir d’autres entretiens des cadres de la FMH, veuillez cliquer ici.